Posture professionnelle
Autonomie & initiative
Transformer un besoin flou en plan d'action concret et s'approprier un périmètre sans supervision permanente.
Ma définition
L'autonomie, dans un contexte professionnel d'ingénierie, ne signifie pas travailler seul. Elle signifie être capable de transformer un besoin exprimé (parfois de façon floue) en plan d'action concret, de s'approprier un périmètre sans supervision permanente, et de savoir calibrer le moment où escalader plutôt que de s'obstiner. C'est aussi la capacité à gérer l'incertitude : intervenir sur des technologies nouvelles sans avoir été formé préalablement, en s'appuyant sur la documentation, les expériences passées, et le réseau de pairs.
En alternance chez Criteo, cette autonomie s'est construite progressivement. Dès la première année, j'ai pris en charge des projets avec un périmètre défini mais sans accompagnement pas à pas. C'est ce modèle de responsabilité croissante qui m'a le plus formé.
Points clés
Prise en charge du périmètre
S'approprier un projet de bout en bout : de l'identification du besoin à la livraison, sans attendre qu'on vous guide à chaque étape.
Calibrage de l'escalade
Savoir quand arrêter de chercher seul et solliciter la bonne expertise, c'est aussi une compétence, pas un aveu d'échec.
Gestion de l'incertitude
Intervenir sur des technologies nouvelles sans formation préalable, en s'appuyant sur documentation, expérience passée et réseau de pairs.
Mes éléments de preuve
Lab staging → : identification et mise en service complète
Le Lab de staging n'existait pas avant mon arrivée. J'ai identifié avec mon maître d'apprentissage ce risque, puis réfléchi sur l'architecture d'un environnement de test isolé. J'ai donc réalisé sa mise en service de bout en bout en autonomie, avec de l'aide en cas de blocage. Ce projet, porté en autonomie, est aujourd'hui utilisé par l'équipe comme environnement de référence pour valider les changements avant production.
Automatisation backup réseau → : initiative hors périmètre initial
L'automatisation des sauvegardes de configuration n'était pas dans mes missions définies. J'ai identifié un risque (la perte de configuration en cas de remplacement d'équipement non planifié) et développé la solution de façon autonome : exploration de la documentation API REST Meraki, test sur le Lab, déploiement sur l'ensemble du parc une fois la solution validée. Cette initiative, non sollicitée, couvre aujourd'hui environ 50 réseaux mondiaux.
Points clés
Lab réseau : initiative complète
Identification du besoin, proposition d'architecture, mise en service de bout en bout sans supervision directe.
Automatisation backup réseau : initiative hors périmètre
Initiative personnelle : identification d'un risque non couvert, développement de la solution via l'API REST Meraki, déploiement sur ~50 réseaux mondiaux.
Autocritique
L'autonomie a un revers : la tendance à vouloir tout résoudre seul avant de solliciter de l'aide. J'ai appris (parfois à mes dépens) que l'escalade rapide vers la bonne expertise est souvent plus efficace que plusieurs heures de recherche autonome. La règle que je me suis donnée : si je n'ai pas progressé en 30 minutes, je sollicite.
L'autre biais : l'autonomie peut générer des angles morts. Travailler seul sur un problème limite la diversité des perspectives. L'autonomie ne doit pas devenir de l'isolement.
C'est le trait qui a été reconnu le plus tôt par mon maître d'apprentissage, dès la première année, sans qu'on ait besoin de le construire. Dans mon profil d'Expert en Ingénierie, c'est une qualité fondamentale : elle conditionne directement ma capacité à prendre en charge des projets complexes sans supervision permanente.
Points clés
Tendance à l'obstination
Vouloir résoudre seul avant de solliciter l'aide, un biais qui peut coûter du temps quand la bonne expertise est à portée.
Angles morts
Travailler seul limite la diversité des perspectives. L'autonomie ne doit pas devenir de l'isolement.
Mon évolution
Mon objectif est de transformer mon autonomie individuelle en capacité à porter des projets en tant que référent technique dans un groupe. Être autonome est une compétence personnelle ; faire travailler une équipe de façon autonome, en définissant les périmètres, en anticipant les blocages, en facilitant les décisions, est un niveau supérieur que je souhaite atteindre progressivement.
Je prends déjà des responsabilités de référent technique sur certains projets de l'équipe réseau Criteo. En autoformation, je lis sur le leadership technique (Staff Engineer, Will Larson) pour comprendre comment structurer ce type de rôle dans la durée.
Points clés
Du individuel au collectif
Transformer mon autonomie personnelle en capacité à porter des projets en tant que référent technique dans un groupe.
Leadership technique
Définir les périmètres, anticiper les blocages, faciliter les décisions : un niveau au-dessus de l'autonomie individuelle.
Réalisations rattachées
Cette compétence s'est exprimée principalement au travers des projets suivants :
Points clés
Lab réseau
Projet initié et piloté en autonomie complète, de l'identification du besoin à la mise en service.
Automatisation backup réseau
Initiative personnelle hors périmètre défini, identification du risque, développement et déploiement.

